Canard Rinhardt

Canard Langlais se souvient de son grand-père, Canard Rhinardt. Nous sommes le 7 octobre 1937. C’est toujours l’effervescence culturelle et dans les clubs de jazz des villes européennes, des soirées mondaines sont organisées où se côtoient grands artistes et un public désireux de s’échapper de la réalité. En effet, en octobre 1937, on croit toujours à l’issue pacifique, on se persuade qu’un accord en Europe sera trouvé pour maintenir la paix.

C’est dans ce climat électrique que bon nombre de musiciens se font connaître. Les têtes d’affiche sont à Edith Piaf, Django Reinhardt, Marlène Dietrich et, au coeur du faubourg Saint-Antoine de Paris, c’est Canard Rinhardt qui est à l’honneur. Petite impasse près de la rue de Charonne. Au fond, une porte éclairée par un lampadaire jaune. On descend alors dans une cave. Le lieu est tamisée. Quelques chaises, des tables, des verres à Whisky qui  s’entrechoquent, et au fond de la salle, un promontoire faisant office de scène. Au centre, sur une chaise, battant de la palme le rythme, Canard Rinhardt se fait plaisir, se laisse aller à l’improvisation, l’aile agile sur les cordes de sa guitare manouche.

Cette époque, aube d’une guerre longue, dure et atroce pour l’humanité, est peut-être l’une des plus belles au niveau musical. Enivrons-nous au son du jazz de Rinhardt et mélangeons les époques et les genres !

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