Canard en chasse contre l’hétéronormalité !

Canard s’indigne des hétéronormes de la société humaine.

Assis au café des moeurs, table 38, un très beau canard à la plume orangée pour serveur. La table d’à coté, un melting pot générationnel composé de 3 niveaux: enfant – parents – grands-parents. Notre ami Langlais surprend la conversation suivante:

– Tu te souviens, fiston, lorsque tu étais à la mer l’été dernier, en photo avec les monitrices le dernier jour de classe de mer ?
L’enfant de 5 ans de regarder ses parents.
– Ah oui, nous avons vu la photo, dit la grand-mère, quel succès il avait avec ces dames, le petit !
L’enfant de sourire en regardant sa grand-mère.
– C’est bien, ça. Continue à avoir ce succès avec les femmes, lance le grand-père !
(…)

Les plumes hérissées, Canard but son café de travers puis toussa. Comment pouvait-on imposer un schéma aux autres et à cet enfant, de la sorte ? La photo en question n’est-elle pas elle-même l’application du schéma hétéronormé des parents sur leur enfant ? Après tout ce sont les parents qui choisissent et interprètent les clichés de leurs enfants.

Un deuxième point choqua également Canard : l’image de vainqueur que l’on confère à celui qui a du succès avec les femmes… L’idée sous-jacente que l’homme doit être entouré de femmes, vivre avec une femme pour être heureux et accompli. Un challenge imposé par la société humaine de façon presque inconsciente à ses membres. Cela fait bien longtemps que nous autres anatinae sommes affranchis de ces clivages de genre !

Pourquoi presque inconsciente ? Sans doute parce que certains humains sont conscients du schéma hétérosexuel. Si certains en sont conscients, il est à la portée de chacun d’en prendre conscience.

Canard imagine alors un monde meilleur où une photo ne serait qu’une photo: un enfant et ses monitrices serait un enfant recherchant la protection, l’amitié, la complicité d’adultes avec qui il vient de passer une semaine de vacances et non un renouvellement de contrat de futur hétérosexuel. Un monde où une situation usuelle impliquant homme et femme ne serait pas interprétée automatiquement comme une relation de force, une tension où le besoin de plaire, de parader prime. Enfin, si ces souhaits restent trop exigeants pour la cervelle d’humain, un monde où l’éventualité que l’image de la femme soit remplacée par celle de l’homme ou celle de l’homme par la femme soit acceptée.

En bref, Canard dit non à l’hétéronorme ! Non au rabâchage d’hétéronormes dès le plus jeune âge ! Humains, laissez nos canetons grandir en paix !

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mai 68 – mai 13 : « aucun lien, fils unique ! »

Bien des manifestants de la manif pour tous (et pour personne comme moi) se revendiquent d’une mouvance post-soixante-huitarde. Ils se prennent pour des héros, parfois croient devoir accomplir une mission: établir la morale pour tous si ce n’est pas sauver le monde de la colère du Divin. Ces jeunes et moins jeunes sont pour certains simplement « conservateurs » (sans le reconnaître), pour d’autres issus de groupuscules extrémistes, de réseaux catholiques fanatiques. Tous pensent être pour une cause salutaire dans la rue.

Quel lien avec mai 68 ?

Nous sommes au mois de mai, c’est sans doute l’unique relation que l’on peut faire entre les deux événements.

Si mai 68 est parti de revendications syndicales, c’est rapidement devenu une grève estudiantine et la lutte d’une jeunesse nombreuse et progressiste face aux lourdeurs d’un système archaïque et au conservatisme ambiant sous De Gaulle.

Aujourd’hui, nous assistons au phénomène inverse: un gouvernement progressiste face à une France vieillissante et sclérosée, refusant d’admettre que le progrès social passe par l’égalité de tous les citoyens face aux institutions de la République.

Arrêtons les discours inutiles: pourquoi créer de nouveaux mots pour désigner la même chose ? Mariage, union de deux êtres, union civile. L’égalité face à la loi passe par l’usage d’un même mot pour tous.

Arrêtons la pensée statique: que fera le jeune aujourd’hui activiste contre le mariage pour tous si son fils ou sa fille s’avère être homosexuel(le) ? Dira-t-il à son fils de se marier à une femme et vivre sa vie à côté avec un homme ? Reniera-t-il sa fille ? La placera-t-il dans un couvent à vie, où elle se suicidera sans doute ? Ne sera-t-il pas heureux d’assister au mariage de son fils, d’accueillir son beau-fils dans la famille pour les vacances, de chouchouter ses petits-enfants ?

Pourquoi tant de bruit pour rien ? Pourquoi tant de monde dans la rue pour détruire le bonheur futur de milliers de personnes ?

La France, ce n’est pas l’enfermement dans des valeurs catholiques ou royalistes archaïques. La France, ce n’est pas des défilés immenses contre le bonheur des autres et pour la protection d’une institution inventée de toute pièce.

Qui croit ce grossier mensonge qu’il faut un père et une mère pour l’éducation des enfants ? Les enfants éduqués par un père et une mère sont-ils toujours équilibrés ? Les enfants éduqués par une mère, en orphelinat par de bonnes sœurs  sont-ils désavantagés ? Sont-ils voués à être malheureux ?

La pensée unique n’est pas. Il n’y a pas qu’une morale. Et s’il y a plusieurs morales, il n’y a pas de morale universelle. Arrêtons donc de vouloir imposer sa conception du monde à autrui. La liberté personnelle ne prend-elle pas fin là où commence celle d’autrui ?

Il n’y a pas de sauce miracle pour l’éducation des enfants. Il n’y a pas de recette unique pour le bonheur. Il n’y a pas de schéma unique pour la famille. C’est le constat de plusieurs siècles de société humaine qui est aujourd’hui reconnu. Champagne ! Et célébrons ensemble la conscience universelle.

Printemps des assoces et Canard à la sauce !

…Pour ne pas dire au parfum ! Canard était à la sauce de cet événement. Levé aux aurores, dès 10h tel Lucky Luke sur son cheval blanc, marchant palmes étirées dans les rues ensoleillées du Marais. Canard Langlais était au Printemps des assoces.

L’événement a mal commencé. Dans la nuit de samedi à dimanche, des vandales homophobes et anti-mariage pour tous ont placardé des dizaines d’affiches sur les portes de l’espace des Blancs-Manteaux et dérobé la banderole posée pour l’événement par l’Inter-LGBT. Ces crétins qui sont cons comme la lune… et encore, pourquoi incriminer la lune ? La Lune respecte tout le monde, qu’importe l’orientation sexuelle, la couleur de peau, etc. Ces crétins sont cons comme eux-mêmes. Ils ne peuvent s’en remettre qu’à eux-mêmes.

A 11h, la police était sur place pour enlever au Karcher les affiches. La présence policière s’est fait sentir toute la journée dans la halle. Les (beaux) gardiens de la paix en ont profité pour sympathiser avec les badauds venus prendre des infos sur une asso. De la à dire qu’on les a pris en FLAG ?

Trêve de plaisanterie…

Canard a mis l’aile à la pâte de 14h à presque 17h, aux côtés de SOS homophobie. Stand magique, avec des carambars, des fraises Tagada et des flyers, stickers, rapports, enquêtes… Quelques heures d’un dimanche de tralala pour se sentir utile. Canard vous recommande un Printemps comme celui-ci… et de finir l’après-midi à la Seine, scène de la vie parisienne.

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Canard du dimanche…

Alors que certains seront posés à une terrasse de café ce dimanche en train de lire leur canard, Canard Langlais ne lira pas ! Non, il supportera l’événement « Printemps des assoces », à l’espace des Blancs-Manteaux, dès 14h… et d’ailleurs il encourage le plus grand nombre d’entre vous, petits et grands canards, petites et grandes canes, à aller à ce salon pour y découvrir le milieu associatif LGBT. Alors, on se dit à dimanche ?

Le temps de l’amour (pour tous)

Et si le 24 mars prochain, on manifestait pour le temps de l’amour pour tous ?

« Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! »

Une manifestation n’apportant que meurtrissures et peines va se dérouler au sein de la ville prochainement. Ne sommes-nous pas, du haut de nos 20 ans, les rois du monde ?

Libérons Paris !

 

 

 

En un seul mot: « choix »

Aux homos contre le mariage pour tous, comme sur ce site: http://www.homovox.com.

Vous avez choisi de vivre ainsi votre vie, comme bon nombre de couples hétéros vivent en concubinage. C’est votre choix. Moi, je veux avoir le choix de me marier.

C’est facile. Il ne faut pas confondre individu et société. L’individu, c’est la subjectivité, l’unicité des choix. La société, c’est la multitude de subjectivités, la multitude des choix.